Président-candidat ou candidat-président, contrition ou bilan-projet ?

Le Monde, dans sa grande magnanimité, et dans sa livraison du 28 janvier 2012, pensant que « tout est plié » pour l’élection présidentielle, voudrait bien donner l’apparence d’un traitement équilibré de la campagne présidentielle. Avec une sollicitude feinte, Arnaud LEPARMENTIER et Vanessa SCHNEIDER, se font l’écho d’une interrogation du président quant à l’acte de contrition qu’il envisagerait devant les français.
Quelles sont ces « fautes avouées, fautes pardonnées ? » évoquées par le MONDE et reprises à l’envi par tous les commentateurs. On localise un peu mieux le problème, dont l’histoire retiendra qu’il aura été au centre de la campagne, noyau dur autour duquel se sera décidé l’avenir de notre pays : la détestation du président sortant

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Le président philosophe et le gouvernement d’experts, des outils pour aller au combat, monsieur le président ?

On ne sait plus à quel saint se vouer. Les périls s’amoncellent et plus que jamais les représentants des corps sociaux s’accrochent à des logiques mortifères. Nous ne sortons pas des réflexes, utiles dans d’autres périodes, au temps de la dispute pour le partage de l’abondance, mais qui nous paralysent aujourd’hui, et justifient amplement la perte de confiance dans l’avenir de notre pays, la peur de son déclassement. Peut-être, tout simplement, la période, qui nécessiterait une innovation politique majeure, éclaire-t-elle d’un jour cru l’obsolescence de notre fonctionnement politique, marqué par l’équilibre des rapports de force. Ce qui ne fait pas défaut, au sein des corps sociaux, c’est la défense des intérêts, autour du concept sacralisé des avantages acquis, et de son envers, la peur du déclassement, qu’on instrumentalise à souhait.

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Devenir président par défaut ?

Les derniers marqueurs du projet hollandais disparaissent les uns après les autres. François Hollande est en train de revêtir la cape d’invisibilité, en proférant quelques formules magiques dignes de Harry POTTER : « Crédibilité, Présidentialité, Humanité ». Abracadabra. Nous ne sommes pas encore dans la Bravitude, mais nous y tendons. Le Philippe DE COMMYNES, mandé par le Monde pour attacher ses pas à ceux de François le Petit, David REVAULT D’ALLONES, s’apprête à le suivre dans son périple « ” dans le plus grand nombre de villes possible”, dans les “22 régions”, alternant grands meetings, “un peu solennels”, mais coûteux et “réunions plus fortes” ». Pour l’instant, le chroniqueur manque un peu de souffle. Il ouvre sans cesse les guillemets, soucieux de citer les « ipssissima verba » du bon François, qu’il intègre dans un fil de narration, un peu poussif. Nous sommes loin de l’épopée, (l’histoire écoutée aux portes de la légende), quand on nous montre François, dans un repas de personnes âgées, à LAGUENNE, dans son fief corrézien, testant son gimmick de campagne, « la valeur très partagée : l’humanité ».

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Apprendre sa vie durant, un projet pour la société française tout entière

Nous connaissons les limites de notre système d’éducation. Nous avons la religion du diplôme initial, qui nous oriente pour toute notre carrière vers les meilleurs emplois, ou au contraire, vers des métiers peu qualifiés et souvent précaires.
Si on ajoute à cela l’insuffisant développement des filières d’apprentissage, qui n’ont de sens que si elles débouchent sur des emplois industriels ou dans l’artisanat, et le système opaque et particulièrement inefficient de la formation professionnelle en entreprise, nous avons un tableau peu reluisant des moyens d’apprendre et de progresser à l’âge adulte dans notre pays.

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