La théorie de la cible mobile

Françoise FRESSOZ dans un éditorial du monde.fr du 24 février 2012, sous le titre « Sarkosy, le candidat qui n’a plus rien à perdre », note que le président est redevenu « le même candidat qu’en 2007, à la fois pugnace et mobile »

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Vous avez dit agressif ?

Et voila le thème de l’agressivité brandi maintenant par le candidat socialiste !
Le président relève, comme le fait PLANTU dans une caricature du Monde, que François Hollande joue Ms Thatcher à Londres pour rassurer les milieux financiers, et Mr Mitterrand à Paris, ce qui est, vous en conviendrez, une attaque d’une « violence » insoutenable.
Celui qui évoque son adversaire avec un mépris rigolard et qui surfe sur une vague sans précédent de « bashing » anti-Sarkosy, d’une violence – cette fois le terme est justifié – dont on prend la mesure en lisant les commentaires postés dans les sites d’information sur internet. Celui qui n’est porté que par un courant de détestation du président sortant, et dont le discours s’épuise sous nos yeux. Celui qui n’a plus de propositions dans son sac et pas de vision pour l’avenir du pays, celui qui ne peut que se recentrer sur les propos ad hominem et les slogans, dont le plus ressassé est le « bilan désastreux » du président sortant, sans qu’il soit nécessaire d’en dire plus. Celui qui prétend rassembler les français, pourvu qu’ils passent sous le joug du parti de la vérité et de tous ses sicaires arrogants et sectaires.
Celui-là et la troupe de ceux qui font l’opinion de gauche, qui font l’opinion tout court, dans les médias dominants, et qui mènent âprement le travail de démolition des personnes du camp d’en face, les « droitiers » comme les appelle Jean-Luc Mélanchon, avec ce mouvement des lèvres, comme s’il mangeait un citron, ce dégoût d’avoir même à les mentionner, ceux qui doivent « dégager », et sortir du champ social. Celui qui, lâchement, refuse la confrontation sur le fond, proposition contre proposition, mais n’a plus qu’à ne rien dire, en pensant qu’il sera toujours temps de se débrouiller, quand nous serons dans les palais présidentiels, entre nous.

Miscellanées

Il se confirme donc que le vote se fera sur l’équation du TSS (Tout sauf Sarkosy).
La motivation des deux tiers des personnes déclarant leur intention de voter pour François Hollande est le rejet du président sortant. On ne peut donc pas parler de vote d’adhésion pour François Hollande, puisqu’un grand nombre de ses futurs électeurs perçoivent sans vouloir se l’avouer, les zones d’ombre et les incertitudes de son programme, ainsi que le flou de la méthode du candidat.
Même si François Hollande déclare « la pression n’est pas sur nous », comme le relate le Monde, le rythme des couacs et des erreurs de jugement reste soutenu. Quoiqu’il en dise, le reproche de l’arrogance a fait mouche, et l’assurance tranquille avec laquelle le candidat traite de quantité négligeable ses adversaires, y compris les communistes, l’expose à inscrire comme une constante de sa campagne cette « attitude hautaine et insupportable», qualifiée comme telle par Jean-Luc Mélanchon.

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