L’échelle de perroquet du projet socialiste

L’échelle de perroquet, n’est-ce pas le terme employé par François HOLLANDE pour qualifier les promesses de Martine AUBRY, sa concurrente dans la primaire socialiste, l’été dernier, alors qu’ils déambulaient l’un et l’autre, au festival d’AVIGNON.
François HOLLANDE ne considérait pas l’investissement dans la culture comme une dépense d’avenir.
Depuis cet épisode, il a gravi lui-même ladite échelle de perroquet, sur un grand nombre de sujets.
A l’occasion d’une déclaration imprudente, à bâtons rompus, sur les 60 000 enseignants qu’il faudrait recruter pendant son quinquennat, déclaration sur laquelle il n’a pas voulu revenir, et qu’il fallait ensuite habiller comme s’il s’était agi d’une proposition réfléchie.
Ce nombre de 60 000 est-il, à mille près, le nombre de postes qui apparaitrait faire besoin, à l’issue d’une réflexion approfondie, dans les cercles socialistes ou chez les hauts fonctionnaires-amis de l’éducation nationale ? Non, c’est le nombre de postes supprimés dans l’éducation nationale par la RGPP. Une réponse du tac au tac et pas un arbitrage fort sur une dépense d’avenir.
La même impulsion a fait gravir à François HOLLANDE une autre marche sur la funeste échelle, en apprenant que les patrons du CAC 40 s’étaient généreusement attribués une hausse de 34 % de leur rémunération et en décidant sur un mouvement de colère, de la tranche à 75 %. Impulsion qui laissait désarmés jusqu’à ses proches conseillers, Elie COHEN, par exemple, s’exprimant à C dans l’air le lendemain, Jérôme CAHUZAC, embarrassé d’apprendre la nouvelle par les journalistes qui l’interrogeaient

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Les réformes du président vues par l’institut Thomas MORE. L’exemple de la réforme de l’hôpital public

Le président est pris entre deux feux. D’un coté le glacis des corporations, des secteurs, des groupes d’intérêt, des communautés, des administrations, des faiseurs d’opinion, qu’on a pu qualifier maladroitement de « corps intermédiaires », et qui désigne en fait tout citoyen par son appartenance à un groupe ou par son implication dans la société, défendant chacun, bec et ongle, qui ses acquis, qui ses intérêts, son pré-carré, sa parcelle de pouvoir, en usant et abusant, à travers son appartenance à un groupe, de stratégies de rupture contre le pouvoir central, dont on attend des arbitrages impossibles et auquel on reprochera moins l’immobilisme qu’une volonté de « faire bouger les lignes ».
De l’autre coté, une opinion publique immature, incapable de porter l’intérêt général, sur le modèle des social-démocraties suédoises et allemandes, lesquelles ont su, chacune, faire des choix difficiles abritées derrière un consensus national. Une opinion en France, en plein conflit cognitif entre le constat du désastre qui s’annonce si nous ne savons pas réagir, et le Conatus (persévérer dans son imaginaire) du repli sur son petit périmètre et son roman identitaire privé. Pourquoi irais-je me préoccuper de l’intérêt public, puisque l’état tout puissant fera les arbitrages. Il faut que je me défende dans la grande foire d’empoigne des « luttes sociales », à l’issue desquelles je serai de moins en moins satisfait de l’action du grand arbitre, le pouvoir central, vers lequel tout converge, mais dont la marge de manœuvre est de plus en plus restreinte

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François Hollande procrastine, sur la politique industrielle comme sur d’autres sujets

Entendu de Agnès BENASSI-QUERE, dans les matins de France Culture, sur la TVA sociale : Dans un premier temps, il y a une baisse de charges pour les entreprises, mais qui ne sera pas répercutée sur les prix, et qui n’améliorera pas beaucoup la compétitivité. Nous allons quand même continuer à acheter des produits fabriqués à l’étranger, et de citer les IPAD ( calcul fait, renchérissement de 2 % sur un prix TTC de 500 euros, soit 10 euros, un peu plus que le prix d’un paquet de cigarettes). Et donc, ce qui ne fait aucun doute, et reste implicite, tellement cela constitue une évidence pour notre économiste (par ailleurs tout à fait intéressante et pédagogue), c’est que le consommateur ne peut pas faire d’arbitrage dans sa consommation et voir diminuer son pouvoir d’achat de 2 % pour les produits affectés par la hausse de la TVA, qui ne sont pas les produits de base. Donc, nous dit-on, les entreprises vont devoir augmenter les salaires (pour maintenir le sacro-saint pouvoir d’acheter des IPAD) et nous aboutirons à une opération blanche, voire à des mesures de rétorsion de la part de nos concurrents et compétiteurs, qui voient leurs produits taxés.
Les entreprises sont donc condamnées à voir leurs marges réduites à la portion congrue, ce qui ne leur permet pas de grossir, pas d’accumuler du capital pour investir (oh le vilain mot), pas de créer des emplois en France.
Une économiste Main Stream ne peut saisir l’opportunité de commenter une mesure supposée stimuler l’offre au détriment du pouvoir d’achat, pour même évoquer la possibilité qu’il soit judicieux d’arbitrer en faveur de la production, de l’offre, en faveur de l’emploi, in fine, au détriment de la consommation de ces produits sophistiqués que nous importons, et que nous ne fabriquons pas.

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François Hollande ne croit pas à la “Trickle Down Theory”, pas plus qu’à la courbe de LAFFER

La théorie du ruissellement, ou « Trickle down Theory » fait l’hypothèse que si l’on réduit la taxation des revenus les plus élevés, cela incitera ces super-riches à vouloir gagner plus (il ne s’agit pas de morale). Cet argent supplémentaire gagné par les super-riches sera investi dans l’économie, précisément du fait d’une espérance de gain supérieure à la situation antérieure de forte taxation. Ou encore les professionnels « top earners », seront incités à augmenter leurs activités à haute valeur ajoutée pour lesquelles ils perçoivent ces très hauts revenus. Ces investissements et l’augmentation de la consommation des plus riches stimuleront l’économie, facteur de création d’emplois et de «ruissellement» de ressources supplémentaires vers la classe moyenne et les employés.

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