C’est la compétitivité hors-prix, stupid !

Nous allons l’entendre souvent, cette affirmation, car elle est au cœur de l’analyse de la perte de compétitivité du site industriel France, et elle est mise en avant, avec un air docte par François HOLLANDE, comme un marqueur de la supériorité intellectuelle de la gauche en face d’une droite, qui s’inquiète bêtement de la dérive des coûts du travail.
C’est vers la « montée en gamme » de nos produits qu’il faut regarder, et par conséquent, qu’on ne nous parle plus du coût du travail. Continue reading “C’est la compétitivité hors-prix, stupid !”

La politique économique de la gauche. Embarquez-vous dans la nef des fous ..

La parole publique des partisans de François Hollande donne proprement le vertige, quand il s’agit d’évaluer la politique macro-économique du gouvernement sortant, le fameux «bilan », que le président traînerait comme un boulet. Ce sera en effet le donné à partir duquel François HOLLANDE devra travailler s’il est élu, comme le suggèrent les sondages avec une régularité de métronome.
Je reste perplexe devant les affirmations péremptoires de Thierry PECH, pilier de l’émission l’ESPRIT PUBLIC sur France Culture, qui s’est arrogé une sorte de magistère, dans cette émission, pour diffuser une sorte de mélanchonisme économique, où il s’agit de «cogner »avec des chiffres-chocs, qui reviennent en boucle dans ses propos, et qui font partie maintenant de la doxa socialiste. Le premier est asséné en permanence, à chacun de ses passages publics, c’est la progression de la dette, de 64.2 % du PIB en 2007 à 85,9 %, soit une progression de quelques « 500 milliards d’euros », attribuée dans sa globalité à Nicolas Sarkosy, et qu’il faudrait mettre à son passif, sans plus de nuances. L’autre chiffre, lui aussi « brut de décoffrage » est celui des « cadeaux fiscaux » du président des riches, qui sont chiffrés à 75 milliards d’euros (mazette, c’est beaucoup pour un seul homme).
Qu’on ne pense pas un instant que le rédacteur en chef d’Alternatives économiques puisse laisser de coté son discours bien balisé et tente de se transformer en ce qu’il n’est pas, un analyste honnête, soucieux de la cohérence interne de ses discours successifs.
Il fait simplement semblant d’ignorer ce qu’est l’analyse marginale.
Vous savez, quand le président diminue de 10 % le seuil du bouclier fiscal, c’est la totalité des dépenses fiscales attribuables au bouclier lui-même, institué par ROCARD, amélioré par JOSPIN, puis VILLEPIN, pour tenter de freiner l’exil fiscal, qu’on mettra au passif de SARKOZY.
Il fait semblant d’ignorer que les 400 niches fiscales et plus ne datent pas du quinquennat SARKOZY, et qu’il faudrait raisonner en termes marginaux, coût marginal et gain marginal des dépenses
fiscales introduites par SARKOZY.
Il lui est impossible d’envisager un instant la possibilité même d’un gain découlant d’une décision du quinquennat. Ce n’est pas dans son logiciel.

Lire la suite…

Une campagne en deux temps. Les faiblesses du premier tour, les espoirs du deuxième tour

La campagne électorale est à son paroxysme de 5 sur 6, sur l’échelle de la virulence des attaques personnelles. Et pourtant, nous sommes dans une séquence où les phrases ne nous parviennent plus que par bribes, les images par séquences, tellement prévisibles, comme celles de François Hollande, à la Réunion bramant de sa voix cassée, devant un public révolté par la vie chère. Je suis sur que vous avez dans l’oreille comme moi la mélodie hypnotique, quelques mots saccadés, puis un silence laissant la période parvenir au fond de la salle, avec un air quasi-extatique. C’est incommensurablement plus exaltant qu’une séance du conseil général de Corrèze. Mais si nous revenons à l’écoute des propositions du prophète, laissées comme des traces après la fête du discours, nous parvenons toujours au même malaise, à la même impression de naufrage de la rationalité. Les réunionnais doivent, tel l’homme africain du discours de Dakar, prendre en main leur destin. Et dans la phrase suivante, on brocarde le « développement endogène », du président sortant, « pas facile à comprendre », et « qui n’a pas amené un emploi de plus ». C’est pourtant simple de vouloir cultiver sur place les denrées alimentaires, ou produire les biens de base, et si l’on ne comprend pas cela, comment peut-on proposer «un bouclier qualité-prix pour garantir que les produits de première nécessité soient vendus à des prix raisonnables”. Poursuite de l’assistanat ou promotion d’une économie locale ? Mélanchon l’histrion et Hollande qui lui court après sont les candidats du rêve des français ou plutôt des français qui rêvent

Lire la suite…