Le vote des statuts de LREM

Les statuts de LREM soumis au vote des adhérents ces jours-ci, ne rencontrent pas une adhésion massive de tous ceux qui ont cliqué un jour sur leur souris et se sont retrouvés marcheurs, c’est le moins que l’on puisse dire.

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir déployé des trésors de persuasion, sur le modèle de ce que j’ai vu s’afficher sur mon mail il y a quelques jours, un triomphal “25 %”, de nature à attiser fortement ma curiosité, et à m’inciter à voter sur le  champ pour les statuts qu’on m’envoyait  en pièce jointe. Je me suis dit que ce  quart de quelque chose devait avoir en l’espèce une force symbolique tout à fait particulière, alors qu’il ne témoigne le plus souvent que d’une minorité, cet individu sur quatre qui, au moment de se compter, sait qu’il ne compte pour rien.

Ici, cette portion congrue désigne les membres du conseil  national en gestation de LREM, simples adhérents et non titulaires d’un mandat électif,  et qui seraient « tirés au sort », à côté des  membres de droit, (trois sur quatre), car élus de l’une des chambres ou maires d’une ville de plus de 100 000 habitants. Un conseil de notables, donc, désignés par les proches d’EM, par le comité des temps de fondation de ce qui n’était encore qu’un mouvement, qu’on avait vu examiner  à la va-vite les milliers de CV, pour choisir ceux qui allaient  enfourcher la vague de dégagisme massif au moins autant que d’adhésion à EM, qui les mènerait à l’assemblée.

Ce comité garde donc la main, dans les instances de ce qui est en train de devenir un parti, instituant une sorte de cumul des mandats – un mandat républicain et un mandat du parti au sein du conseil national- sans qu’à aucun moment ce dernier  mandat ne soit le résultat d’une désignation par la base. L’homme – ou la femme- obscur(e) et sans-grade, non titulaire d’un mandat électif, et néanmoins accédant au conseil nationnal, sera désigné(e) par le sort, pour appartenir au saint des saints, sans prendre en compte son désir de contribuer à la chose publique, ni ses talents, ni l’avis des militants. On prétend  néanmoins que c’est au sein de ce “vivier” qu’on découvrira de « nouveaux visages ».

Quelle espérance de créativité supplémentaire faut-il attendre de ce conseil de gens occupés par leurs mandats électifs, conditionnés à voter comme un seul homme (une seule femme), avec pour valeur opératoire centrale la discipline parlementaire. Doit-on attendre de ces membres du conseil, un décentrement de leur action au sein du législatif, une prise de distance  pour débattre au sein du conseil du bien-fondé de leur propre action législative. Est-ce qu’il n’y a pas un biais cognitif  à demander à ceux-là même qui sont dans l’action d’exercer une fonction de “conseil”, largement redondante avec leur emploi de député. Seront-ils les mieux placés pour voir les choses avec un oeil neuf,  exercer une fonction de vérification et de sécurisation, être critique quand il faudra l’être, exprimer des réserves  sur un texte législatif en débat, en s’apprêtant à  voter son approbation à l’assemblée ?

Les marathons parlementaires ne sont pas compatibles avec ce qu’on attend du rôle de conseiller,  à savoir l’ouverture sur la société, les antennes ouvertes, l’écoute et la disponibilité,  la lecture insatiable de documents de provenance diverse, non formatés, la liberté de penser, qu’on peut attendre  de quelqu’un qui n’est pas dans l’action législative ou gouvernementale.

On pouvait espérer un autre scénario, où on laisserait monter de la base des 300 000 adhérents, ceux qui ont envie de s’engager, qui ont le désir de contribuer, ceux qui sont ambitieux pour leur pays avant de l’être pour eux-mêmes. Où est-elle dans le parti à venir, cette société civile, dont on fait grand cas, ailleurs que dans la vie antérieure de députés et élus occupés à changer de statut, à devenir un rouage de la machine parlementaire.

Que fait-on de la contribution des gens  de bonne volonté, des comités au sein des comités locaux, qui se réunissaient dans leurs salons ou dans les bistrots ? Vont-ils continuer à envoyer leurs analyses ou leurs propositions à une plate-forme, d’où ils recevront un mail, signé d’un ERIC ou un JULIEN, sans patronyme, qui les assurent que leurs idées sont tout à fait passionnantes et seront prises en  compte par les instances du parti.

Le deuxième mail que je viens de recevoir est écrit en lettres majuscules, sur le ton de la  véhémence, nous reprochant, à nous la base, de ne pas suffisamment adhérer aux grandes ambitions européennes du parti, qui envisage même de contribuer à la formation, partout en Europe, de partis fondés sur une base similaire. LREM deviendrait une franchise européenne. Diable !  Il s’agit de nous « secouer » et faire décoller la participation, qui n’est pas à la hauteur des attentes, semble-t-il. Un petit click, que diable, et après on vous laissera  tranquille.

Ces jeunes et moins jeunes membres de l’élite des sachants, rédacteurs et webmasters de cette start-up qui a trop vite réussi, sont-ils conscients de l’effet repoussoir de ces statuts et de leurs injonctions ?

Sont-ils conscients de l’inadéquation aux besoins du temps, du dispositif qu’ils mettent en place ?

Ne sont-ils pas instruits déjà par les arbitrages qu’il a fallu faire en urgence, dans l’improvisation, par les coups de rabot indistincts, sur le budget des armées, sur les APL, sur à peu près toutes les allocations budgétaires, dans les domaines qu’on proclamait comme prioritaires,  et par les allers et retours sur des mesures fiscales promises peut-être avec légèreté, et qui viennent peser leur poids dans le jeu à somme nulle ou nous nous débattons.

Les marges de manœuvre ont été surestimées, même si nous sommes enfin à un retournement de cycle économique, comme le note l’ancien président, et en conséquence, l’action, bridée, devra s’inscrire souvent en contradiction apparente avec les grands objectifs, les grandes idées, qu’on pouvait certes proposer au pays dans la période où celui-ci avait besoin d’une vision d’avenir.

Et le programme du candidat fut foisonnant, intégrant indistinctement des projets menés chacun par des gens enthousiastes, mais construits hors-sol, comme dans un silo, sans prendre en compte les effets émergents qui naîtraient de leur mise en œuvre simultanée avec d’autres mesures contradictoires, sans prise en compte initiale de l’arbitrage budgétaire auquel elles seraient soumises, sans inscription dans une file d’attente, sans se soucier de leur applicabilité dans le contexte contraint dans lequel nous sommes. Il y a même ici ou là des anticipations hasardeuses, où l’on compte sur l’effet attendu de mesures (taux de chômage à 7 %) pour calculer les économies induites sur d’autres ressources budgétaires,  sur le modèle de Perrette et le pot au lait.

Le programme n’est pas une partition, qu’il suffira au gouvernement et au parlement de lire et suivre, mesure après mesure, mais il faut s’attendre à beaucoup de couacs et de fausses-notes et à prolonger cet état de malaise qui nous envahissait au cours du quinquennat précédent, qu’EM attribuait à l’indécision pathologique de François HOLLANDE, mais qu’on pourrait plutôt attribuer à un manque de vision systémique chez nos dirigeants et à l’absence d’une méthode, d’un instrument, pour hiérarchiser, intégrer les horizons de temps, séquencer, aller vite ici, et prendre le temps de bâtir un consensus là, agir sans rupture, dans la longue durée, et parfois ne pas agir et dire pourquoi.

Après la culture du “en même temps”, l’heure est venue de la culture du “Non”. “No is the new Yes” nous dit le FT, prenant pour exemple Steve JOBS, revenant chez APPLE en 1990, et supprimant des dizaines de projet pour ne garder que quatre familles de produits, assurant le succès de sa firme  en “disant non à des centaines de bonnes idées”, selon ses propres termes.

Se concentrer sur quelques priorités, et dire non -pour l’instant-au flot de “réformes” présentées par le petit bout de la lorgnette, sans étude d’impact à distance de leur lieu d’application et qui nécessiteraient une longue maturation. Ce n’est pas si difficile, sans doute, car ces propositions de réforme tous azimuts, pour la plupart d’entre elles, ne sortent pas toutes armées de la cuisse de Jupiter, mais proviennent de l’IMAC d’un expert influent, et acquièrent ainsi une vie propre, à l’abri d’une remise en cause, ou même d’un examen approfondi dans un groupe de  gens brillants et pressés, exaltés par l’instant Macron, unis pas la connivence, soucieux d’imprimer leur marque en signant une contribution qui doit se transformer rapidement en action.

La pire des mises en oeuvre de cette “culture du Non”, serait de s’abriter derrière le nécessaire maintien de nos déficits dans les 3 % pour passer un coup de rabot indistinct sur toutes les allocations budgétaires, en contradiction avec la proclamation de priorités stratégiques, affirmées haut et fort dans le programme du candidat, et raboter un peu plus fort là où on s’attendrait à une acceptation muette, en ne prenant pas, pense-t-on, de risque d’image. C’est raté pour l’armée, et ne parlons pas des APL, et des associations auprès desquelles on manifestait sollicitude et compréhension, et qui se voient ramenées au régime commun de la peau de chagrin budgétaire. Si l’agrégation de toutes ces coupes budgétaires conduit à constater que nous avons les jambes coupées, et qu’on ne peut plus marcher, y compris vers les objectifs essentiels, auxquels il aurait fallu attribuer toutes nos marges de manoeuvre budgétaire, ce serait une nouvelle et terrible manifestation de l’impuissance publique.

Il y a en effet des actions qu’il faut mener en début de quinquennat, pour desserrer l’étreinte sur l’économie, finaliser la loi-travail, qui a été suffisamment débattue, et bientôt négociée, pour justifier d’une mise en œuvre rapide et sans tergiverser, y compris par la voie des ordonnances. Le débat actuel fait apparaitre un pessimisme ambiant quant à ce qu’on peut en attendre, à la réflexion. Dans un premier temps, nous pourrions bien voir le versant destructif sur l’emploi de la “création-destruction shumpétérienne”, et il faut donc s’atteler au versant  de sécurisation des parcours, dont le plus fondamental est la réforme de fond en comble de la formation professionelle, qui conduira à un dispositif complet, qu’on pourra qualifier de flexi-sécurité. Il faut manifester une obsession pour la formation-tout au-long-de-la-vie, de la petite enfance à la carrière professionnelle. C’est une “narration” fondamentale et insuffisamment occupée par le gouvernement.

Il y a d’autres actions-phares du programme d’EM qu’il faut mettre en œuvre résolument. Les classes de CP  à 12 élèves en zone prioritaire d’éducation en sont un exemple, même si cela risque de nous détourner d’une  réforme plus ambitieuse, et de laisser les zones non prioritaires (majoritaires, est-il besoin de la préciser), dans le statu quo. Commençons par la loi de PARETO, et laissons ensuite se manifester la créativité de tous pour mener l’école vers l’excellence à laquelle elle doit parvenir (*)

Il y a enfin les quelques gestes forts sur le pouvoir d’achat qui sont attendus et qu’il ne faut pas différer, suppression de la taxe d’habitation pour le plus grand nombre, et  transfert des cotisations sociales personnelles sur la CSG. Le mouvement est lancé, mais on n’en ressent pas moins quelque inquiétude. On aimerait comprendre qu’il ne s’agissait pas de cadeaux électoraux, et que la destination de ces mesures qu’on rattacherait à une stimulation de la demande,  bénéfique pour la croissance, serait aussi de  contrebalancer les gestes qui seront faits en faveur de ceux qui  investissent dans l’économie, sur l’ISF et le taux de l’impôt sur les sociétés, et dans ce cas, on aimerait que soient mises en oeuvre simultanément et résolument ces mesures appartenant à un mix particulier de stimulation de la demande et de l’offre, dont on aimerait penser que le  dosage a été calculé au millimètre près.

S’il apparaissait que ce dispositif central soit sacrifié sur l’autel du respect de nos obligations européennes,  et qu’il doive subir le même coup de rabot indistinct que les autres allocations budgétaires, nous  comprendrions qu ‘on n’y croyait pas vraiment, que c’était un scénario intéressant sur le papier, un affichage empreint de légèreté, et que l’architecte n’était pas sérieux.

Néanmoins, mêmes les projets les mieux bâtis, les réflexions les plus abouties, peuvent se périmer à l’épreuve du flux des évènements, ou des complications inattendues qui ne manquent pas de survenir.

Pourquoi le questionnement ne resterait-il pas ouvert, en permanence, sur les réformes en cours, même sur celles qui sont engagées et qui paraissent se situer au cœur du réacteur de l’action gouvernementale ?

Pourquoi ne pas poser  la question de la  pertinence de charger la barque de la CSG, en affectant le produit marginal de son augmentation de taux au financement de la protection sociale, en particulier chez les retraités,  en se privant  ainsi d’un levier pour  la réforme des retraites, (en n’affectant pas le produit de l’augmentation de  la CSG au financement des retraites). Il faut voir au moins que nous perdons des marges de manœuvre pour l’équilibre du financement des retraites. Il  ne faudrait pas dans un deuxième temps avoir à  désindexer les pensions de l’inflation, retarder significativement l’âge du départ à la retraite, et charger trop la barque des retraités, quand viendra le temps du prochain rééquilibrage des comptes, en attendant la grande réforme de la retraite à points.

Qui pourrait justement  reprendre cette démarche d’évaluation, à la base, avec un bon gros bon sens peu glorieux : Supprimer les cotisations sociales du salarié, c’est une mesure en faveur du pouvoir d’achat. En soi, c’est une bonne idée, mais n’est-ce pas redondant avec la suppression de la taxe d’habitation ? avons-nous les moyens de faire les deux, et d’avoir en même temps une politique de stimulation de l’offre ? Si on se projete en effet sur le coup d’après, où va-t-on trouver les ressources pour remplacer les dotations aux collectivités locales, où trouver des leviers futurs pour la réforme des retraites ?

Qui peut faire fi des compromis politiques et de la tendance à la persévération dans l’erreur, à ne voir que ce qui confirme une position (biais cognitif de confirmation), que manifestent les équipes aux manettes ? Qui peut adopter un raisonnement basique et citoyen : ou bien  la solution est claire, la ressource budgétaire est présente, la justification de la mesure tombe sous le sens pour tout le monde, le dispositif est solide, et  on n’en voit pas d’effet négatif, ou bien on est dans la fuite en avant, on trouvera plus tard la solution budgétaire (pour ne pas laisser perdre cette brillante idée dont on est tombé amoureux) et alors, il faut s’alarmer.

Peut-on demander à ces fringants experts, bâtisseurs de programme, de se livrer à ce travail ingrat de modération, de démolition parfois, de doute toujours ?

Quel est le lieu privilégié d’incubation de ces réformes en devenir ?

C’est le parti LREM, composé de membres de la société civile, très divers, appartenant à tous les secteurs, maîtrisant tous les sujets, du point de vue de leur poste de vie, capables d’appréhender dans le plus grand détail les conséquences de  ce qui ne serait encore qu’un projet, d’en enrichir la problématique, d’entrevoir des modalités non connues de ceux qui ne sont pas sur le terrain,   de participer à un travail collaboratif en ligne, impliquant des milliers de ces experts de leur poste de vie,  avec un niveau de granularité et d’extension incomparable dans la description du réel, démontrant ce que signifie la sagesse des foules, dans sa version délibérative.

Le débat, c’est remettre sur l’ouvrage en permanence un sujet, se laisser le temps de la visibilité intégrale de  tous ses attendus, de l’élaboration du consensus sur les actions à entreprendre.

La démocratie délibérative, ce n’est pas la démocratie participative, où l’on recherche de petites briques de propositions créatives auprès de tout le monde, et on laisse à l’ensemblier politique le soin de mettre le tout ensemble. Ici, le débat accompagne la finalisation complète du dispositif, jusqu’à sa description détaillée finale, jusqu’à sa vision d’ensemble.

Un vrai parti délibératif, c’est un conseil de LREM constitué pour moitié d’élus, et pour moitié d’adhérents élus par la base, se portant volontaires pour exercer ces fonctions au sein du conseil et menant une campagne au sein des comités, sur le modèle d’une campagne électorale interne où l’on montre sa détermination et son talent,  avant d’accéder au conseil national.

Qu’entend-on de la part des membres de ce comité d’influents, pour s’opposer à cette vision délibérative et citoyenne du conseil national de LERM ?
En donnant la parole aux militants, qui éliraient leurs représentants au conseil, on créerait des “baronnies” locales, c’est-à-dire sans doute des foyers de résistance ou d’opposition interne, autrement dit, on ne veut pas prendre le risque que le débat puisse amener la dissension, et on supprime le débat, on stérilise le travail des comités périphériques en les privant de moyens. On supprime ainsi cette séparation des “pouvoirs” qui s’ébauchait, entre un gouvernement qui gouverne, un législateur qui légifère, et un conseil qui donne son avis, qui prend le pouls de la société et de ses aspirations, qui est la société civile délibérante.
En quoi cette délibération est-elle susceptible de retarder l’action gouvernementale plus qu’un avis de la cour des comptes ? En quoi l’image d’un pouvoir fonctionnant sur ces trois piliers, s’exposant en son sein au débat permanent, serait-elle amoindrie en comparaison avec ce qu’on nous prépare, la culture de l’unanismisme, dans un système de suffrage censitaire, muselant l’expression d’une base qui ne manquera pas de s’amenuiser rapidement.

L’argument d’une logique de l’efficacité qui prévaudrait dans ce dispositif du “je ne veux voir qu’une seule tête” va à l’encontre même de son objectif, car l’action des sachants et des experts, dans les palais nationaux, pourra se développer sans le frein d’avoir à prévoir ces détails fastidieux de l’exécution et des conséquences de leurs brillantes projections, en s’affranchissant de toute forme de consultation et d’évaluation préalable auprès d’esprits peu éclairés, à leurs yeux, processus synonyme d’enlisement. De plus, l’ivresse d’agir sans frein et sans entrave, du fait de l’intelligence et de la vérité de ses positions, sur le modèle d’une allégorie qui pourrait être peinte par un DELACROIX moderne, “l’intelligence guidant le peuple”, s’accompagne d’une injonction morale de ne pas avoir à retarder ce mouvement de progrès par des considérations fallacieuses. La divergence d’opinion serait une position morale intenable au sein de LREM.
C’est un contresens total. En élargissant le panel de consultation préalable à des pans entiers de la population, sans le prisme déformant des positions idéologiques (ni droite ni gauche) ou des défenses corporatistes (toutes classes et CSP confondus au sein de LREM), on se donne la chance de mettre au jour une typologie de la décision politique. Ou bien celle-ci répond à un besoin urgent (reconnu par tout le panel), ses modalités sont pertinentes par rapport à ses objectifs (n’y a-t-il pas mieux à faire pour atteindre les mêmes objectifs ?), ses “effets secondaires”, comme on le dit des médicamnents, sont acceptables, ou bien ce n’est pas le cas, sur un ou les trois critères mentionnés.
Ainsi le gouvernement ou le législateur, pourraient se situer, envers les mesures qui sont “à maturité”, et celles qui ne le sont pas, et qu’ils prendraient malgré les risques identifiés au cours du débat, car ils conserveraient leur intime conviction et leur pouvoir de décision n’en serait pas entravé le moins du monde, mais ils signeraient alors -personnellement- une décision qui devrait les mettre en porte-à-faux si elle s’avérait désastreuse.

Moralisation, mais aussi responsabilisation de la vie politique..

* http://lescitoyensdeladroiteetducentre.fr/2015/08/31/les-chemins-pour-lecole-dalain-juppe/

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